ALERTE AUX MANIPULATIONS : ZEMMOUR, FINKIELFRAUT, LEVY

merkelmacron

Journal de l'Action Française 15 novembre 2018 00:52 AM

 

Dès la fin du XVIIIème siècle, les monarchies et les empires européens, en particulier catholiques et orthodoxes, ont été la cible d'un projet politique visant leur dislocation. Les États protestants calvinistes en furent épargnés en raison de leur proximité politique avec les auteurs de ces projets. Philosophes, écrivains, sociétés secrètes et bien entendu médias entretenus par des fonds colossaux, notamment ceux des Rothschild, contribuèrent à la réussite de ce projet qui renversa notre monarchie millénaire.
De la même manière, dans les années 1990, le monde arabe a assisté à un phénomène de propagande insidieuse et manipulatrice de la masse en vue de disloquer les États arabes, en les déstabilisant pour semer le chaos, affectant aussi bien ces pays que ceux du continent européen dont les frontières limitrophes sont perméables par le truchement du système de la démocratie moderne, imposée comme modèle politique dans la majorité des pays européens.

Les médias jouèrent un grand rôle de meneur d'opinion, à côté des prêcheurs, des écrivains et philosophes exégètes de l'Islam. Nous nous contenterons de citer parmi eux et entre autre la fameuse chaîne de télévision Al Jazira implantée au Qatar, pays inféodé aux États-Unis et Israël, vecteur potentiel du « soft power », œuvrant en vue de la fanatisation religieuse (radicalisation) des sociétés arabo-musulmanes, parallèlement à l'Arabie saoudite, également inféodée à Washington et Tel Aviv, qui favorisa l'émergence du Salafisme (manifestation de l'Islam politique). La méthode propagandiste de ces meneurs d'opinions consiste à capter, dans un premier temps, l'opinion publique en devenant le porte-parole des contestations socio-politiques : faire un constat des problèmes évidents rencontrés dans les pays avant de les dénoncer d'une manière démagogique en haranguant les foules et en gagnant leur confiance. L'opinion publique devient alors leur otage qu'ils manipulent et modèlent en vue de la réalisation des projets politiques escomptés. C'est ce qui a permis la réussite des projets de déstabilisation des structures étatiques lors du « printemps arabe » et l'émergence de l'islamisme.

Trois décennies avant, le Liban, pays multiconfessionnel, fut l'objet d'une stratégie similaire : des meneurs d'opinion instrumentalisèrent les facteurs différentiels inter et intra-communautaires en vue de la déstabilisation du pays du Cèdre, en semant la zizanie entre elles, après avoir été à l'origine de ces facteurs.

L'ensemble de ces expériences examinées selon une méthode empirique, celle dispensée par Charles Maurras, père de l'empirisme organisateur, nous conduit à exprimer une extrême prudence à l'égard des meneurs d'opinion dans notre pays, dans le souci de préserver l'intérêt supérieur de la nation, la paix sociale et éviter la déstabilisation voire les conflits fomentés contre la France qui pourraient nous conduire vers le chaos, dans le cadre du projet politique du « choc des civilisations » dont l'identité des auteurs n'échappe plus à personne.

Il nous incombe d'alerter l'opinion publique au sujet de cette stratégie, en émettant nos réserves à l'égard de ceux qui tentent de capter l'opinion publique en l'amadouant d'une manière démagogique, en mettant en valeur les problèmes contemporains évidents en vue de manipuler la masse après avoir gagné sa confiance dans un objectif qui ne sert pas l'intérêt de la nation.

Le parcours politique et les idées d'Alain Finkielkraut ne laissent aucun doute à ce sujet. Sa proximité avec Bernard Henri Lévi qui a sciemment alimenté la déstabilisation des États du pourtour méditerranéen en vue d'alimenter les conséquences du phénomène migratoire qui a touché notre pays depuis plusieurs décennies, démontrent leur association en vue de fomenter des conflits sur le continent européen, y compris en France. Il s'agit de la stratégie du pompier pyromane : après avoir œuvré en faveur de la dé-francisation de notre pays et s'être attaqué au caractère catholique de la France, fille aînée de l'Église, en lui retirant son rôle de chef de file du « monde catholique », après avoir encouragé la vague d'immigration massive en sachant pertinemment l'impossibilité d'intégration et d'assimilation de ces populations étrangères par manque de moyens et de volonté politique de la République laïque et en perte de valeurs, après avoir provoqué et propagé un sentiment de culpabilité systématique chez les français renforçant ce phénomène, ils en exploitent les conséquences et ne lui apportent aucune solution.

Avec un parcours plus difficile à démasquer, le journaliste et essayiste Éric Zemmour participe, d'une manière plus subtile, à cette stratégie. Certes, il fait un constat logique, sincère et vrai de la situation dramatique de notre pays. Il se permet de souligner et stigmatiser certains événements de notre histoire d'une manière courageuse, en profitant d'une certaine immunité communautaire qui lui permet de le faire, notamment sur la révolution bolchévique, sur le Maréchal Pétain et le gouvernement de Vichy lors de la Seconde Guerre mondiale ou encore la guerre d'Algérie... Il suscite ainsi tout notre enthousiasme et gagne toute notre confiance. Mais nous déchantons aussitôt lorsqu'on découvre que ses dénonciations sont partielles et purement démagogiques, rejoignant celles d'Alain Finkielkraut et Bernard-Henri Lévy. En s'attardant sur l'islamisation de la France, sur le phénomène de l'immigration, sur la dé-francisation de notre pays sans s'attaquer aux véritables causes qui ont conduit à cette situation, Éric Zemmour semble s'associer à la stratégie du pompier pyromane : exploiter cette situation en provoquant la haine et conduire à un conflit chaotique (« choc de civilisations »), au lieu d'apporter une solution pragmatique...

Nous n'aurions exprimé aucune suspicion à l'égard de sa sincérité s'il avait dénoncé le régime républicain responsable du délabrement de la France, s'il avait dénoncé les forces qui continuent de provoquer cette situation : les quatre États confédérés (l'Anti-France) qui ont mené toute une campagne et œuvré en vue de la destruction de notre pays (perte de ses valeurs ancestrales, de son caractère culturel y compris religieux). Il s'agit des sociétés secrètes, en particulier la franc-maçonnerie, le sionisme qui est une manifestation du judaïsme politique qui s'attaque systématiquement au caractère catholique de notre pays, la politique anglo-saxonne calviniste associée au sionisme (l'Atlantisme), l'instrumentalisation des immigrés par cet ensemble (notamment de l'Islam politique dont les liens avec le Judaïsme politique ne laissent plus aucun doute)...

Nous aurions apprécié qu’Éric Zemmour prône la solution simple, logique et appropriée pour pallier cette situation : la restauration de l'ordre moral, politique et social de la France, un pays catholique, libre et indépendant (non inféodé à Bruxelles, à Washington ou à Tel Aviv), avec un roi garantissant aussi bien l'autorité fédératrice de l'État que les libertés du pays réel, selon la formule de Charles Maurras « Libertés en bas, autorité en haut ».

 

Elie HATEM